Dans un paysage culinaire saturé d’images léchées et de recettes « copiées-collées », Simon Auscher a choisi une autre voie : enseigner la cuisine en libérant l’instinct, autrement dit, en ne suivant pas les recettes à la lettre. Simon Auscher est un chef, auteur et créateur de contenus food suivi par une communauté de plus de 530k d’abonnés sur Instagram. ll a fait de la sauce un langage universel, du végétal : un terrain de jeu d’expression et il enseigne la cuisine avec passion comme un art.
Résultat ? Il a une signature reconnaissable et identifiable au premier coup d’œil et une influence qui dépasse la sphère francophone.
Simon Auscher : un chef, une communauté, une signature
Le chef Simon Auscher est aujourd’hui installé dans le Sud de la France à Nice et a quitté le monde de la restauration pour déployer son activité d’indépendant au travers : d’ateliers, de résidences (installations éphémères), des évènements gastronomiques, la création de contenus éditoriaux et un compte Instagram qui rassemble une communauté engagée autour d’une cuisine végétale, colorée, souvent décalée mais toujours précise. On y découvre des plats ultra-gourmands (pommes boulangères, carottes rôties, sauces minute) mais aussi des méthodes, des gestes techniques. Le leitmotiv de Simon Auscher est la transmission avant tout.
La passion de Simon pour la cuisine est sublimée dans sa newsletter “Cuisine Playground” : un espace où il partage ses recettes, ses raisonnements et ses coups de cœur en adoptant un ton direct (et parfois taquin) qui donne envie de cuisiner tout de suite. On y retrouve son credo : goûter souvent, comprendre les familles d’ingrédients, apprendre à substituer, plutôt que d’exécuter au gramme près.
Le livre de recettes « Twist » de Simon Auscher : pour apprendre à sortir de la recette
Son premier livre, Twist « Ceci est un livre de recettes pour ceux qui n’aiment pas les suivre » (édité par Hachette Pratique, 2023), pose la méthode : classer les ingrédients par familles, apprendre à remplacer, oser l’écart, et, surtout, goûter. Cet ouvrage est un outil de progression pensé pour passer « d’amateur à confirmé ». Et les lecteurs l’apprécient parce qu’il rend l’apprentissage simple, agréable et sans pression.
L’idée, c’est de ne pas simplement donner des recettes à suivre. À la place, il apprend des principes qui permettent d’inventer soi-même. Pour donner un exemple : il montre comment, à partir d’un même ingrédient (un légume rôti, une purée, une pâte), on peut créer des plats très différents selon les assaisonnements ou les influences (méditerranéennes, asiatiques, moyen-orientales, etc.). Et il ne fait pas croire qu’il faut des techniques « secrètes » de chef : il rend la cuisine accessible et compréhensible.
Le deuxième ouvrage de Simon Auscher « Saucer n’est pas tremper » : l’alchimie des sauces
Dans la foulée, Simon Auscher a écrit un deuxième ouvrage dédié aux sauces « Saucer n’est pas tremper » (édité par Hachette Pratique, 2025), comportant 100 recettes de sauces qui changent tout. L’ambition derrière ce livre est :
- De comprendre les équilibres : gras/acide/salé/umami/sucre.
- De jouer sur les textures : liée, émulsionnée, montée au beurre, rôtie au four…
- De savoir adapter une base à ce qu’on a sous la main.
Les médias gastronomiques soulignent la portée pédagogique du livre et la presse généraliste a récemment mis en avant « l’alchimie des sauces » qui a fait sa notoriété en ligne. Pourquoi les sauces ? Parce qu’elles subliment un plat : elles relient, élèvent et réveillent un met. Une belle sauce tomate « à la Marcella », une ravigote verte, une cacahuète asiatique bien équilibrée : chaque sauce n’est pas juste « une sauce » car elle contient des idées, des techniques et des saveurs qui permettent de transformer facilement des plats simples du quotidien. Et c’est précisément là que la signature de Simon Auscher se révèle.
L’esthétique culinaire reconnaissable de Simon Auscher : une cuisine qui donne envie
Dans sa cuisine et les dressages culinaires, Simon Auscher cherche à mettre en avant des textures nettes, des couleurs franches : on voit la croûte se former, le gras briller juste ce qu’il faut, les herbes bien vertes. Ce n’est pas juste « joli », c’est engageant et didactique : la photo sert à comprendre la technique visuellement (l’état de la sauce, la coloration des légumes). D’ailleurs, on le constate autant sur ses reels sur Instagram que dans les visuels de ses ouvrages
Sa notoriété digitale lui vaut d’être sur le terrain entre des ateliers, des résidences en restaurant, des cartes éphémères, des festivals food… Autant d’occasions pour mettre en scène sa cuisine avec le public. Ce quotidien entre le réel et le digital nourrit sa méthode : tester, observer, simplifier, transmettre.
Pourquoi Simon Auscher est « le chef que le monde nous envie » ?
Parce qu’il coche les cases qui comptent réellement aujourd’hui :
- La transmission : il enseigne des techniques (familles d’ingrédients, substitutions, équilibres) qui rendent toutes autonomes en cuisine, ce que beaucoup de cuisines « spectacle » n’offrent pas.
- L’universalité : son vocabulaire pour parler de ses sauces parle à tout le monde : de la Méditerranée à l’Asie, du confort food au végétal vibrant. La presse met d’ailleurs en avant cette “alchimie des sauces” devenue sa signature.
- La culture du goût : plutôt que d’imposer via des recettes strictes, il invite à goûter, à ajuster jusqu’à trouver l’équilibre qui plaît. C’est moderne, joyeux, profondément libérateur !
Cuisine « à la Simon Auscher » : avec des recettes Belly
Si vous lisez le média Belly, vous avez sans doute dû adopter l’esprit Auscher dans votre cuisine, voici des recettes qui s’inspire des techniques du chef :
1. Rôtir, puis twister
Un plateau de légumes rôtis au four (carottes, brocoli, patates douces, choux de Bruxelles) : huile d’olive, sel. Ensuite, à twister avec une sauce :
- Version « vert tonique » : sauce à la coriandre et au miel (piment, herbes, citron) : parfaite sur des légumes chauds.
- Version « riche & noisette » : beurre d’herbes type sauce verte, qui enrobe et parfume tout le plateau.
2. Penser « familles » d’ingrédients
Regardez la famille « légumes + fromage affiné » : nos carottes au parmesan partent d’un principe (légume croquant + gras salé + herbes), aussi déclinable avec du panais, des brocolis ou des courges d’automne. L’esprit « Twist », c’est remplacer à l’intérieur d’une même famille.
3. Lier par la sauce (toujours)
Pour une sauce express à avoir sous la main : nos 5 sauces minute pour pâtes (ricotta-citron, tomate-herbe, pesto…) et alternez en fonction de vos plats Une bonne sauce change une assiette pour la rendre d’autant plus goûteuse.
4. Étirer la palette aromatique
L’école Auscher aime l’herbe fraîche et l’acidité maîtrisée. Sur un dahl ou une soupe de lentilles, une huile verte (herbes mixées + huile) ou un trait de vinaigre à la fin réveillent le plat.
Testez nos recettes préférées :
- Green dahl ultra-fragrant (herbes, lait de coco, citron vert).
- Soupe de lentilles corail généreuse, à relever d’un jus de citron juste avant service.
Credit Photo : Twist de Simon Auscher